Dans le cadre de RE:MEDIA 2010
sera presenté une version inédite du spectacle CUT-UP de la compagnie Le T.O.C à la galerie Ars longa le 11 mars.
Cette version aura comme matière première des textes de Guy Debord passant au filtre des techniques littéraires du Cut-up inspirées de William Burroughs.
BURROUGHS / V.S. / DEBORD
Le 11 Mars à 20h à Ars Longa,
90 av Parmentier M° Parmentier
Présentation du spectacle
Le cut-up est un procédé similaire à ceux utilisés par les surréalistes et les dadaïstes qui a pour but de mettre à distance le mot en le traitant comme un objet. On mélange les couches de textes de sources diverses, on coupe les chaînes de mots, on désorganise leur succession. Avec le cut-up, les vieux textes engendrent de nouveaux textes, produits par de l’aléatoire.
« Coupez dans les lignes mots pour entendre une nouvelle voix en dehors de la page. » : Il n’y a pas de sujet d’énonciation dans le cut-up. Les mots sont sans pilote. Les mots s’enchâssent les uns dans les autres, les groupes de phrases sont déplacés, le cut-up est comme un message codé dont la signification parviendrait à celui qui coupe, recolle (et dans notre cas parle), comme sur une table d’écoute ou un DJ sur une table de mixage.
Le cut-up produit un présent continu. Cette superposition des différentes couches temporelles du texte par sa propre répétition et sa dissémination en lui-même est à l’origine de l’impression de déjà-vu que l’on ressent à la lecture ou à l’écoute d’un cut-up. Le lecteur (ou l’auditeur) devient un ‘voyageur du temps’, revient plusieurs fois au même endroit, et subit un effet de rediffusion.
A la table, la comédienne découpe en lisant des textes divers (Rimbaud, Céline, le dictionnaire, la bible, la bourse). L’image de la table est projetée derrière ce qui permet au public de suivre tout le processus de lecture, montage, collage.