MODE D’EMPLOI DU DETOURNEMENT
Les 23 et 24 Mars 2010 à Confluences
21h
Dans ce texte de 1956, Guy Debord et Guy Wolman présentent et détaillent les usages possibles du détournement. Ils nous incitent à expérimenter les diverses manières de mixer l’image et le son et posent les bases d’une modernité formelle qui nous est plus que jamais contemporaine.
Auteurs : Guy Debord et Guy Wolman
Mise en scène : Mirabelle Rousseau
Avec : Frédéric Fachéna, Estelle Lesage, Emilie Paillard, Etienne Parc
Son : Stéphane Gombert
Régie générale : Esther Silber
Durée : 45 min
BONUS : A ARS LONGA : Jeudi 11 mars à 20h, Cut-up en direct inspiré de Mode d’emploi du détournement
Poursuivant la recherche des surréalistes et des dadaïstes sur le montage et la dissociation visuelle et auditive, Guy Debord et Guy Wolman nous incitent à expérimenter les diverses manières de mixer l’image et le son et posent les bases d’une modernité formelle qui nous est plus que jamais contemporaine. Nous sommes bien dans la société du spectacle décrite par Debord, dont les stratégies de communication demandent plus que jamais à être contrées, détournées et recyclées.
« Tous les éléments, pris n’importe où, peuvent faire l’objet de rapprochements nouveaux. Les découvertes de la poésie moderne sur la structure analogique de l’image démontrent L’interférence de deux mondes sentimentaux, la mise en présence de deux expressions indépendantes, dépassent leurs éléments primitifs pour donner une organisation synthétique d’une efficacité supérieure. Tout peut servir. Il va de soi que l’on peut non seulement corriger une oeuvre ou intéger divers fragments d’oeuvres périmées dans une nouvelle, mais encore changer le sens de ces fragments et truquer de toutes les manières que l’on jugera bonnes ce que les imbéciles s’obstinent à nommer des citations. »
LA COMPAGNIE :
Le T.O.C. est une compagnie d’Ile de France qui existe depuis dix ans. Après des premiers spectacles créés à l’université, le T.O.C. développe une recherche sur l’esthétique de la conférence sur des textes d’avant garde (Kurt Schwitters, Gertrude Stein, William Burroughs, Elfriede Jelinek…). Parallèlement, la compagnie monte également des spectacles collectifs et théâtraux : Révolution électronique de William Burroughs, Robert Guiscard de Kleist, Turandot de Brecht.
La dramaturgie et l’attention portée au texte sont au cœur du travail du T.O.C… La démarche théâtrale de la compagnie se développe à travers un choix de textes singuliers : pièces de théâtre, textes non-théâtraux, inachevés ou fragmentaires. Ces différents matériaux nous ont conduit à travailler autant dans des théâtres traditionnels que dans des espaces hors les murs. Que notre théâtre se fasse dans les salles de spectacles ou bien en dehors, le rapport scène salle y est toujours une préoccupation constante. Nous élaborons dans chaque spectacle une « dramaturgie spatiale » qui entraîne la constitution de l’espace en dispositif. Au T.O.C., on considère le texte comme un matériau et la représentation comme un processus.