WORDS ARE WATCHING YOU Idiomecanic Théâtre

Du 05 au 07 Mars 2010 Vendredi à 21h,
Samedi à 15h et 20h, Dimanche à 20h

à Confluences


Un homme, W., se déconnecte du Réseau. Débranche tout. Se cloître. Disparaît.

W. est notre énigme, celui qu’on ne verra jamais mais dont on parlera toujours.

Ses contemporains tentent de faire sens là où il n’y a que silence : words, words, words. En se déconnectant du Réseau, W. devient, pour les uns, un héros, pour les autres, un anarchiste à détruire. « Si la pensée corrompt le langage, le langage peut aussi corrompre la pensée », écrit Orwell. Et si les mots des contemporains de W., des mots corrompus, des mots trahis, des mots fardés, truqués, prostitués, accomplissaient aujourd’hui, sur scène, leur résurrection après des siècles de langue de bois obscurantiste ? Si les mots nous mettaient enfin au défi de traduire en actes leur réalité :

- « Au commencement était l’Action », rugiraient-ils !

Et nous, que répondrions-nous ?

Pour WAWY, la réponse viendra du théâtre, le seul lieu où la parole devient acte : je dis, donc cela est.

« WORDS ARE WATCHING YOU », ou « Quand le pouvoir des fables répond aux fables du pouvoir ».

LA COMPAGNIE :

La compagnie Idiomécanic Théâtre s’inscrit dans la dynamique d’un théâtre public, populaire et de recherche. Après une première mise en scène d’un texte du répertoire du XXème siècle – Un jeu d’enfants, de Martin Walser – Julie Timmerman propose cette fois une création collective :WORDS ARE WATCHING YOU. Le processus de travail est fondé sur un rapport d’égalité et de complicité avec une équipe complète de création. La compagnie tend vers un théâtre d’engagement : engagement de l’énergie créatrice de chacun, engagement auprès de publics divers, engagement politique, engagement personnel d’un bout à l’autre du processus de production et de création.

Idiomécanic Théâtre revendique, affirme et assume un théâtre pauvre pour des rencontres riches. Un auteur, appelé selon l’air du temps “storyteller”, une dramaturge, une collaboratrice artistique, quatre acteurs et un éclairagiste, improvisent, conçoivent et écrivent les récits éclatés d’un monde sans âge.

Le Paradoxe du petit monde [Expo] à Ars Longa…….Vernissage: mercredi 3 mars (18 h) Exposition du 4 au 27 mars 2010 …….. 67 Avenue Parmentier – 75011 Paris. M° Parmentier.


Avec Damien Aspe, Guillaume Aubry, Christophe Bruno, Caroline Delieutraz (sound designer Julien Malfilatre), INRUSE, P. Nicolas Ledoux, + guests

Commissariat : Judith Lavagna
Observateur : Cyril Verde

Atelier :
Ars Longa propose au public de venir découvrir l’exposition avec l’artiste Cyril Verde et de travailler en petit groupe à la construction d’un réseau social sensible basé sur notre «petit monde » et ses paradoxes.

La galerie est ouverte du mercredi au samedi de 14h à 19h

Visite guidée :Tous les samedis de l’exposition à 17h.
Information et réservation :
judith.arslonga@gmail.com / 01 43 55 47 71


En devenant initiateurs de réseaux et d’organisations, les artistes et les agents de la sphère artistique développent des pratiques et des méthodes de travail qui se déploient sous des formes complexes et parfois nébuleuses. De l’usage du réseau social au développement d’arborescences, de la multiplication des rôles et des identités jusqu’aux brouillages des pistes, « Le paradoxe du petit monde » est un projet d’exposition qui tend à devenir le catalyseur de ces phénomènes. Si certains artistes utilisent et expérimentent la collaboration comme un vecteur d’activités en re-définition permanente, d’autres se camouflent, développent des cibles et des stratégies, optent pour l’anonymat ou le piratage. En passant de la visualisation à l’intronisation, nous sommes devenus les protagonistes d’un sytème de réseaux en perpétuel re-construction.

Ainsi, Ars Longa initie une mise en abîme de son propre fonctionnement et se positionne en objet d’étude et d’investigation d’une scène artistique arborescente, temporaire et flexible. Croiser les réflexions, générer de nouvelles attitudes, définir un maillage : propre à une scène artistique pléthorique et sociologiquement instable, « Le paradoxe du petit monde » se veut une exposition expérimentale qui privilégie des attitudes et des activités plutôt que des objets prédéfinis.

P. Nicolas Ledoux manie le paradoxe du grand et petit monde de l’art et propose une interprétation personnelle d’une selection de documents relatifs à l’exposition, pour la réalisation d’un ouvrage au statut ambigu, entre livre d’artiste et catalogue d’exposition. Posant l’éternel problème du statut de l’œuvre et de sa signature, P. Nicolas Ledoux présente également une peinture de sa série Supermariomerzbaumgarten réalisée en 2008.
De l’espace de l’ordinateur à celui de l’exposition, Damien Aspe matérialise la plateforme d’échange du peer to peer en proposant au public de s’y investir : il sera invité à déposer un objet de son choix sur une structure composée d’étagères vides, en échange d’un multiple numéroté et signé. Quant à Guillaume Aubry, il propose une extrapolation du document « Galeries Mode d’Emploi » en établissant, par la transposition de méthodes scientifiques, un Coefficient d’insularité des galeries parisiennes. A cette œuvre papier s’ajoute un dispositif d’enregistrement graphique des activités d’Ars Longa depuis le montage jusqu’au finissage de l’exposition.
Imaginez que l’histoire du monde soit sens dessus dessous et que les personnages historiques qui ont laissé leurs traces dans nos livres d’école soient réincarnés en… artistes. Christophe Bruno décide de réactiver plusieurs pièces du projet Global Artists, œuvre en déshérence oubliée sur Internet depuis 2004. Architectes au sein du collectif INRUSE, Adrien Krauz et Simon Jean Loyer présenteront une relecture de l’espace de la galerie par un triptyque et une oeuvre papier, qui en révèle les potentialités narratives et illustre la recherche de leur « Révélation métropolitaine ».
Dans son travail, Caroline Delieutraz privilégie les collaborations. Pour « Le Paradoxe du petit monde » elle enregistre les micro-activités de ses complices, créant une pièce sonore spatialisée dans l’exposition. Caroline Delieutraz tire également de sa collection l’un de ses Avatars par défaut, image attribuée d’office aux nouveaux membres d’une communauté, afin de réaliser les timbres de la communication de l’exposition.

L’organisation de cette exposition s’est déroulée comme une fiction en expansion où le statut de ses acteurs est toujours resté flexible. Cyril Verde, co-instigateur du « Paradoxe du petit monde » avec Judith Lavagna, aura tour à tour endossé les casquettes d’artiste, de commissaire et de conseiller pour finalement, dans la dernière ligne droite, devenir l’observateur furtif de l’exposition par des interventions ponctuelles et discrètes aux différents niveaux de son organisation.

Ce projet a reçu le soutien d’Arcadi et du réseau Actes If.
ERN

Ktha Compagnie: EST-CE QUE LE MONDE SAIT QU’IL ME PARLE ?

projet théâtral pour un container, 2 acteurs, 1 vidéoprojecteur et 100 poupées……
du 3 au 28 mars 2010 à Confluences
du mercredi au vendredi à 20h00, samedis et dimanches à 17h et 19h…..

Le monde nous parle, c’est indéniable.
Le monde est bavard, il n’arrête pas de nous dire.
Qu’est-ce qu’il me dit ? Qu’est-ce qu’ils me disent ?
Est-ce qu’ils me disent la même chose qu’à toi ?
Est-ce qu’ils te disent la même chose qu’à moi ?

Est-ce que le monde sait qu’il me parle ? est un rapport, un compte-rendu. Une esquisse de communication. En te disant ce que le monde me dit, tu en sauras beaucoup sur moi et en y réagissant, tu m’en apprendras sur toi. Dans un container clos, posé comme par erreur dans la ville, deux individus dressent l’inventaire de ce que le monde leur dit. Ils s’adressent aux spectateurs assis-là, en face. Ils sont seuls. Et petit à petit, venant du dehors, des poupées les rejoignent…

Khta Compagnie

Atomic Alert Mardi 2 mars 21 H à Confluences


Des films de fiction, des documentaires, des films d’archives américains des années 50 sont remontés pour composer une nouvelle fiction. Adoptant le principe du détournement, 5 comédiens doublent l’ensemble des personnages le temps d’une séance de post-synchronisation où de nouveaux dialogues sont appliqués en direct aux images.


Une petite ville où l’ordre règne, où tout est tranquille, où la tranquillité est un mode d’existence, une aspiration, où le principe de précaution régule toute vie.

Compagnie : ASANISIMASA
Création et conception : Frédéric Sonntag et Thomas Rathier
Avec : Alain Carbonnel, Jérémie Sonntag, Fleur Sulmont, Amandine Dewasmes et Thomas Rathier
Durée : 50 min

RE:MEDIA 2.0 1.0 3 éme édition de l’évènement re:media

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